Merci Suzon !

Suzon de Marcilly est la première à nous envoyer son patch des 30 ans !

suzon de marcilly

Il se nomme Vultur et mesure 88 x 67 cm. 
Le modèle du bloc a été publié dans Les Nouvelles n° 119 de décembre 2013.
Elle nous a aussi écrit un petit texte que je vous livre ici.


 

 

Ou êtes-vous, Sophie et les autres ?

Oh Dames du temps jadis qui reviennent en ma mémoire alors que je vais souffler symboliquement les 30 bougies de "La maison", en confectionnant ce carré bicolore proposé par  l’Association.

Merci à vous, gentes Dames, qui avez su souffler un vent de réalisations textiles, et surtout celui d’amitiés nées inévitablement, souvent, durablement.

Oui, cela fait 30 ans que les Nouvelles qui sont aussi anciennes, font revivre en moi quelques  souvenirs, car je suis sur les planches … depuis 34 ans ! Et derrière le rideau rouge, je sais bien les activités diverses et variées qui ont fait que ‘’le patchwork-Art textile’, existe au-delà des frontières comme un appel rassembleur et universel ; les expositions de ci delà, démontrent combien le panachage des différents horizons, peut être harmonieux, et, coloré, en un mot : ‘’ fascinant ‘’.

 Quatre ans avant les 30 ans des ‘’ Nouvelles du Patchwork et créations textiles ‘’, quelques simples feuillets informaient les initiées à la chose ! J’étais déjà inscrite à ces deux numéros 1, puis la revue trimestrielle naquit et le temps d’envoyer par la poste, l’informatique n’existait que pour les bureaucrates, mon enveloppe timbrée à 30 centimes d’euros, et peu de temps après, je reçu, très fièrement mon numéro ‘’ 158 ‘’, dès 1984.

Avec cette adhésion, je proposai un peu de mon aide et me voici, je devrai dire, nous, car mon époux et nos enfants en firent les frais, remontant je ne sais plus combien de cartons de périodiques dans notre salon au 3ème étage sans ascenseur, afin de mettre sous enveloppe les premières revues et de coller le petit papillon d’adresse. Cela se nomme le routage !

Ensuite, Il fallait redescendre tout cela et partir à la poste, derrière la poste, surtout pas au guichet…. à une heure très matinale, horaire imposé par la société ; je crois bien que c’était 5 heures du mat, comme l’avait chanté poétiquement en 1968, Jacques Dutronc !

Je fis aussi, quelques tout premiers petits pas  pour acquérir la commission dite paritaire. Mais, très vite, ma méconnaissance en matière de postage de presse a atteint ses limites et le bébé fut vite dans d’autres bras !!!

Souvenirs, souvenirs, qui signent mon presque grand âge, avec,  cerise sur le gâteau, un prix de l’Association Française du patchwork  en 1994.

Me voici donc soufflant en pensée sur un minimum de 30 bougies d’existence : petits points, maquettes, gabarits, mille et un tissus colorés…. Existence que je partage toujours  avec mes amies d’antan et celles d’un club, lieu magique pour être motivée et inspirée, inscrit aussi fortement dans cet allant.

Suzon de Marcilly